ÇA SENT L’SAPIN… ET SI ON LE RECYCLAIT ?

Noël est derrière nous, le mois de janvier arrive à grands pas avec l’envie subite de se débarrasser de celui que l’on s’est appliqué à enguirlander. À l’épineuse question : comment ne plus foutre en l’air son conifère, nous vous offrons moult options pour lui offrir une seconde vie au paradis.

Sur la paille

Contrairement aux idées reçues, les aiguilles de pin et de sapin (plutôt acides) ne stérilisent pas le sol. On peut donc les utiliser pour pailler son jardin et pas seulement pour les plantes de bruyère mais bien pour l’ensemble des plantations potagères. Non contentes d’éloigner tout gastéropode (limaces, escargots…), les aiguilles encore vertes épandues protègeront vos plantes du froid (leur décomposition lente en fait un paillis durable) et préviendront l’apparition de mauvaises herbes (grâce aux molécules chimiques appelées terpènes qu’elles contiennent)… Un vrai trois en un, les aiguilles de sapin au jardin !

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Saviez-vous que jeter son sapin sur le trottoir est passible d’une amende de 150 € ?

Au ras du sol

Pour fabriquer un bon compost, exit évidemment les sapins floqués, mais toutes les aiguilles de conifères permettent de fabriquer un terreau de qualité. Il sera néanmoins impératif de les broyer afin d’accélérer leur décomposition. Il conviendra ensuite de superposer une couche d’aiguilles de pin réduites en copeaux, une couche de déchets de légumes ou de tonte riches en azote et enfin une couche de fumier. Ces différents constituants complémentaires devront être régulièrement arrosés et retournés.

Lorsque ceux-ci seront bien agglomérés en masse brune (en général au bout de neuf mois), votre compost sera prêt ! Pour celles et ceux qui ne possèderaient pas de jardin, n’hésitez pas à déposer votre sapin sitôt les fêtes passées dans l’un des nombreux points sapins mis en place par votre ville (renseignements sur le site internet de la mairie de chacune).

Ça sent bon le frais

Petit truc de mamie : mettre à macérer les aiguilles dudit arbre de Noël dans du vinaigre ménager afin d’obtenir une décoction nettoyante au parfum délicieusement rafraîchissant et antibactérienne !

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Prendre son pied

Vous aimez vous chouchouter ? Voici une autre petite astuce de grand-mère : offrir à ses petons un bain de pied bien chaud dans lequel vous aurez fait infuser des aiguilles de sapin pour profiter de leurs bienfaits là encore antibactériens !

Épineux poulailler

Pailler le sol de son poulailler avec des aiguilles de sapin éloignerait puces et poux. Prenez soin toutefois de les mélanger avec des copeaux de bois pour éviter que celles-ci ne collent aux pattes de vos gallinacées.

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Allumer le feu

Les heureux propriétaires d’une cheminée ou d’un poêle peuvent quant à eux se servir des aiguilles de sapin comme d’allume-feu naturel ! Mieux vaut par contre ne pas utiliser les troncs de résineux comme bois de chauffage car la quantité de sève et le créosote qu’ils contiennent encrasse potentiellement les conduits et augmente le risque d’incendie. On ne fait donc pas feu de tout bois, loin s’en faut.

Se faire la dent sur l’arbre de Noël

Et si vous cuisiniez vos aiguilles de sapin ? Voici une recette 100 % succès garanti.

Ingrédients
1 beau poulet fermier
8 gousses d’ail entières
1 gros croûton de pain dur
1 bouquet de thym
Du sel
Des branches de sapin séchées (et sans pesticides)

Frottez le pain dur avec les gousses d’ail entières. Saupoudrez-le de sel et de thym puis introduisez-le dans le poulet. Ficelez la bête au besoin. Tapissez le fond de votre cocotte en fonte de vos branches de sapin avant de poser le plus délicatement du monde votre poulet sur ce lit de verdure. Recouvrez avec le reste d’aiguilles. Mettez au four pendant 1 heure et 40 minutes en retournant la volaille à mi-cuisson. À vous la tendreté et la chair délicieusement parfumée.

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Boire la tasse (de sapin)

Préparez-vous un thé légèrement mentholé au bon goût de forêt ! Pour cela, faites infuser une petite poignée d’aiguilles dans de l’eau chaude, en prenant soin de les choisir encore vertes car celles-ci sont riches en vitamine C. Ajoutez une bonne cuillerée de miel et ronronnez.

Notez néanmoins que si tous les sapins sont comestibles, cette alternative implique que votre sapin provienne d’un élevage biologique (mention qui doit apparaître sur l’étiquette). Méfiez-vous par ailleurs des sapins de Noël dits « naturels », eux aussi élevés à grand renfort de glyphosate et de nitrates, qui les rendent impropres à la consommation !

Précision de la plus haute importance : les ifs (parfois vendus à Noël) sont quant à eux extrêmement toxiques ! Comment les reconnaître ? À leurs fruits. En effet, ne produisant pas de cônes (également appelés pommes de pin ou pignes), ils ne font pas partie de la famille des « con »ifères résineux. Aussi, ne consommez jamais leurs branches, fruits, ou même écorce… !

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Ménager le chèvre et le chou

Vous n’auriez pas pensé donner votre arbre de Noël en pâture à un troupeau de biquettes et pourtant… Sachez que celles-ci raffolent des branches de conifères, vermifuge naturel qui plus est gorgé de vitamine C. Élevages, parcs animaliers, terrains citadins éco-tondus à proximité, il y a fort à parier que recycler votre sapin soit l’occasion rêvée de vous octroyer une parenthèse enchantée !

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Reprendre racine

Accueillir un sapin en pot est un choix de plus en plus prisé. Seulement si Treez propose des sapins à louer et offre le service « replantation après location », on peut s’être procuré un sapin vivant (proposé en pot en jardinerie) et souhaiter le replanter (encore faut-il posséder un jardin, nous sommes bien d’accord !). Si tel est votre cas, renseignez-vous tout de même sur la taille dudit résineux une fois adulte et sur le climat adapté. Et puis, l’année prochaine, peut-être choisirez-vous de décorer ce dernier à l’extérieur plutôt que de planter une forêt dans votre jardinet !

Peut-être ces idées vous auront-elles convaincues d’opter pour un sapin bio l’an prochain, à moins que vous ne vous mettiez à la mode du « sapin sans sapin ». À vos palettes, prêts, partez !

Article réalisé pour Oui Mag ! Le magazine de La ruche qui dit oui, à retrouver ici :

OUI MAG !

©Olivier Cochard

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